Graphomotricien en Centre Var

Rééduquer le trouble de l’écriture chez l’enfant

L’écriture

L’écriture est une activité perceptivo-motrice qui fait appel, notamment, à la motricité (fine et globale), à la coordination visuomotrice, aux fonctions exécutives (mémoire et attention, notamment) et aux habiletés langagières (acquisition de l’orthographe, par exemple).

 

Les balbutiements de l’écriture se manifestent d’abord dans la petite enfance par des gribouillages L’enfant fait d’abord l’expérience de la trace du feutre ou du crayon sur le papier puis, sous les encouragements de ses parents qui donnent une interprétation à ses productions, il va commencer à contrôler son geste pour arriver à produire et reproduire des traits et des courbes. Ses dessins vont ensuite évoluer petit à petit vers des formes de plus en plus claires et précises au fur et à mesure de la maturation de son système neurologique. Il va alors pouvoir commencer à apprendre à écrire. Cet apprentissage est un processus long qui débute doucement en maternelle par l’apprentissage de l’écriture des lettres scriptes majuscules puis minuscules pour se poursuivre tout au long de l’école primaire de façon formelle par l’apprentissage de l’écriture cursive. L’écriture de l’enfant va encore évoluer au collège, entre autre par le gain en vitesse.

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Il est nécessaire d’accompagner l’enfant au mieux dans les premières années d’apprentissage de l’écriture  afin qu’il puisse exprimer ses idées par l’écriture et que son écriture soit lisible. L’écriture fait partie intégrante de la communication au même titre que le langage oral. Elle joue donc un rôle important malgré

La tenue du crayon

Pour écrire efficacement, l’enfant doit tenir son crayon de façon adéquate afin de ne pas créer de tensions musculaires inutiles et ainsi assurer une meilleure fluidité. La prise à privilégier est la tridigitale dynamique impliquant le pouce, l’index et le majeur. L’appui de la main se fait avec le poignet pour garder la mobilité de celle-ci. La tenue du crayon est influencée par l’évolution de la motricité fine et il sera important que les adultes intervenant auprès de l’enfant l’aident à tenir son crayon de façon appropriée.

La graphomotricité

La graphomotricité est la psychomotricité appliquée à l’acte d’écriture. La rééducation graphomotrice consiste donc à rééduquer le geste de l’écriture.

Elle s’adresse à des enfants dont l’écriture pose des difficultés : écriture illisible, écriture en miroir, retard graphique, dysgraphie.

Avant l’apprentissage formel de l’écriture, l’enfant développe ses habiletés graphomotrices par des activités de pré-écriture réalisées principalement sous forme ludique. Le gribouillage, le dessin et le graphisme en font partie et permettent, notamment, d’apprivoiser la tenue et la manipulation du crayon. D’autres activités, comme suivre des tracés de lignes (droites ou boucles) ou de formes géométriques, appuient le développement de la graphomotricité en familiarisant l’enfant avec des tracés qui seront réinvestis dans l’acquisition de l’écriture formelle.

Vers l’âge de 4 à 5 ans, l’enfant commence à tracer des lettres et à écrire son prénom. En plus de lui apprendre à tenir et à manipuler le crayon, cette tâche lui permet de mémoriser la forme des lettres. C’est à partir du CP que commence l’apprentissage formel de l’écriture. L’enfant apprend à écrire les lettres en respectant leur proportion et l’espacement entre elles. L’objectif est que l’enfant développe une écriture efficiente et lisible.

Jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans, le tracé des lettres manque d’assurance et l’enfant fait des arrêts fréquents lorsqu’il écrit. Pour maîtriser son geste, il doit faire des efforts et y consacrer la quasi-totalité de ses processus attentionnels, qui sont alors, rappelons-le, limités. L’automatisation du geste graphique est partiellement maîtrisée vers l’âge de 10 ans, pour l’être totalement à l’adolescence. Tout comme pour la lecture, plus l’enfant écrira, plus il gagnera de l’assurance et dépensera moins de ressources cognitives pour la calligraphie, ce qui lui permettra de se consacrer à l’apprentissage de l’orthographe.

Il utilise les deux mains pour écrire, découper et dessiner. Que dois-je faire ?

Il y a certains enfants très rares qui n’arrivent pas à se « latéraliser » et qui sont « ambidextres », c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de dominance manuelle à droite ou à gauche. Le plus souvent, ils utilisent une main pour par exemple écrire et jouer au ping-pong et l’autre main pour couper et ouvrir une bouteille. Ces enfants  sont souvent anxieux car ils n’ont pas les repères corporels qui leurs permettent d’organiser leurs gestes de manière spontanée. Cette « ambidextrie » peut  être handicapante si chacune des mains ne s’est pas vue attribuer une tâche précise. Cela peut gêner pour l’écriture des lettres qui peuvent être par exemple “en miroir”.

Il est donc important de prendre en charge cette « ambidextrie » afin d’aider l’enfant à se « latéraliser ». En général, cela se passe très bien et le petit patient arrive rapidement à se « latéraliser » lors des séances chez le psychomotricien.

Le métier de graphothérapeute

Tout d’abord, on pourrait se poser la question de savoir ce qu’est la graphomotricité mais pour y répondre, il faut d’abord expliquer ce qui mène à consulter un graphomotricien (ou graphothérapeute) : la dysgraphie.

La dysgraphie est un trouble de l’écriture qui peut être diagnostiqué vers 7 ou 8 ans. Cependant, les signaux d’alerte sont en général visibles bien avant et doivent mener à consulter un psychomotricien. Il faut en effet dépister la dysgraphie le plus précocement possible afin qu’une prise en charge précoce par un graphothérapeute ou un graphomotricien puisse se faire. En effet la dysgraphie entraîne des difficultés globales dans les apprentissages par le fait que l’enfant monopolise toute son attention à sa calligraphie, qu’il ne peut pas terminer son travail, qu’il ne peut pas se relire correctement et qu’il se fatigue et perd en capacité d’attention.

Il est important de préciser qu’une personne dysgraphique ne souffre d’aucun trouble neurologique et que ses facultés mentales sont intactes. Elle aura beaucoup de lenteur pour écrire et son écriture sera illisible à cause des mouvements imprécis de sa main. Bien écrire est une tâche qui demande beaucoup de dextérité et d’adresse. Cela fait partie de ce que l’on appelle la motricité fine.

L’écriture est essentielle dans l’apprentissage scolaire. Les troubles du graphisme entraînent une perte de confiance en soi et une très forte anxiété car ils obligent l’enfant à ne se concentre que sur les lettres et lui font perdre de vue l’idée principale qu’il veut exprimer à l’écrit.

Il existe des causes prédisposant à cette pathologie comme par exemple la dyspraxie, la dyslexie, un retard de langage, la dysorthographie, l’hyperactivité, un manque de maturité lors des apprentissages, une difficulté à percevoir son corps et ses limites, des soucis de latéralité, une mauvaise tenue du stylo ou et une position ne permettant pas d’écrire correctement. Les enfants précoces peuvent eux aussi être touchés par la dysgraphie ainsi que ceux ayant un manque de tonus musculaire ou des troubles neuro-moteurs.

Il convient de rajouter qu’une écriture difficile voire laborieuse ne veut pas dire qu’il existe forcément une dysgraphie. De nombreux d’enfants ont en effet des difficultés à apprendre à écrire sans pour autant avoir un trouble. Dans ce cas, quelques séances suffisent pour aider l’enfant à maîtriser son écriture.

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Le psychomotricien est le spécialiste à absolument consulter si votre enfant est atteint de dysgraphie. La graphomotricité, quant à elle, est l’art de maîtriser le mouvement de la main et la posture de son corps pour bien écrire. Elle est à rapprocher de la psychomotricité. N’oublions pas qu’écrire ne mobilise pas que la main mais aussi le coude, la rotation du poignet et des doigts. Cela peut donc être un véritable calvaire pour un enfant qui a des troubles moteurs. L’écriture est la résultante d’un geste et si ce geste est mal exécuté, elle ne peut pas être lisible ou partiellement. Le graphomotricien fera un bilan à l’enfant. Il analysera la qualité et la vitesse d’écriture, la façon d’écrire (position, posture) mais aussi les aptitudes visuo-motrices et visuo-constructives, la latéralité et l’orientation, la motricité fine et la dissociation digitale.  Si besoin il conseillera une rééducation à raison d’une séance de 30 minutes par semaine, pas plus afin que l’enfant garde sa concentration. Les séances ne se ressembleront jamais car chacune a un thème spécifique s’articulant sur une aptitude à développer : tenir le stylo correctement, tracer telle ou telle forme, écrire soit en gros soit en petit, écrire vite ou lentement… Des outils peuvent éventuellement être utilisés comme par exemple des manchons ou des guides-doigts.

Une séance chez le graphomotricien dure 30 à 45 minutes, pas plus afin que l’enfant garde sa concentration. Le praticien incite l’enfant à se détendre et le met à l’aise en discutant avec lui. Les séances ne se ressembleront jamais car chacune a un thème spécifique s’articulant sur une aptitude à développer : tenir le stylo correctement, tracer telle ou telle forme, écrire soit en gros soit en petit… Des outils peuvent être utilisés comme par exemple des manchons et des guides-doigts.

Quand la maîtrise de l’écriture devient impossible

Parfois, malgré une rééducation intensive, l’enfant n’arrive vraiment pas à maîtriser l’écriture et il est en grande souffrance. Il convient alors de lui permettre l’utilisation d’un ordinateur et ce sans tarder afin qu’il ne prenne pas de retard dans l’apprentissage de la langue (orthographe, grammaire, vocabulaire, conjugaison, lecture) et des mathématiques. Bien sûr, il faudra lui apprendre à l’utiliser. Pour cela certains psychomotricien peuvent le faire ou sinon, il convient de faire appel à un ergothérapeute.

Vous cherchez un graphomotricien à Brignoles, Le Val, Barjols, Bras, Tourves, Saint Maximin, Le Luc, Cotignac, Montfort sur Argens, Carcès, Flassan sur Issole ou Rocbaron, n’hésitez pas à me contacter. Marie-Laure Féré graphomotricienne dans le Var – 83.